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7 raisons pour ne plus épargner sur le Livret A

Le Classé dans : Epargne

L’annonce d’une nouvelle baisse du taux de rémunération du livret A a fait beaucoup de mécontents. A partir d’août, il sera rémunéré à hauteur de 0.75%/an.

En quinze ans, la rémunération de ce livret bancaire a été divisé par trois. Malgré les baisses successives du taux servi, ce placement reste cher au cœur des épargnants.

En effet, les ménages français économisent chaque année 15.1% de leur revenu annuel en moyenne (source INSEE). Le livret A est le support privilégié car il bénéficie d’une forte disponibilité (les fonds investis sont disponibles à tout moment et sans préavis).

De plus, ce placement a l’avantage d’être totalement défiscalisé. Ce dernier critère en rassure plus d’un. Si le taux d’épargne est stable depuis une dizaine d’années, les sondages démontrent que la fiscalité appliquée aux capitaux financiers est de moins en moins bien perçue par les contribuables.

Pourtant, si on tient compte de toutes les possibilités d’investissement dont les français disposent, le livret A n’est pas forcément le placement à favoriser. Voici les dix raisons pour lesquels le livret A n’est plus le placement idéal pour une épargne de proximité et à fortiori pour une épargne de projet.

Un placement qui ne couvre pas l’inflation

Si le ministère des finances a fait le choix de ramener à la baisse le taux d’intérêt du livret A c’est avant tout dans un contexte de faible inflation. Cet indice devrait être de l’ordre de 2%/ an.

L’objectif principal de la Banque Centrale Européenne (BCE) est de maintenir ce taux d’inflation dans l’ensemble des pays de la Zone Euro. Ils ont bien du mal et pour preuve: les prix à la consommation en France ont seulement augmenté de 0.3% depuis mai 2014 (Source INSEE).

En considérant un taux d’inflation de 2%, le livret A, rémunéré à 0.75% à partir du 01 août 2015, ne permet pas aux épargnants de conserver leur pouvoir d’achat au fil des années. C’est une réelle absurdité de placer de l’argent dont on sait qu’il va perdre de la valeur dans le temps.

Le Livret d’Epargne Populaire, une belle alternative au livret A

Ce placement a été créé par l’Etat et il est spécifique aux ménages pour lesquels la pression fiscale est faible. Ceci sous-entend que ce sont des foyers dont la capacité d’épargne est bien souvent moindre que la moyenne.

Ces derniers bénéficient grâce au L.E.P d’un placement dont le taux d’intérêt reste correcte (1.25% contre 0.75%) tout en conservant les mêmes avantages que le fameux livret A. Les fonds investis sont disponibles à tout moment, sans frais ni fiscalité.

Compte épargne à taux booster: courte durée et haut rendement

Les « super livrets » sont les produits d’appel des banques en ligne et depuis une dizaine d’années, ces placements ont fait la renommée de plusieurs organismes bancaires présents uniquement sur internet.

Et pour cause, ils proposent aux épargnants de bénéficier d’une épargne rémunérée à 3% bruts en moyenne dans un horizon court. La durée de placement moyenne est de trois mois.

Sans compter qu’il y a régulièrement des offres de bienvenue (un abondement offert à l’ouverture). Il est vrai que les intérêts de ces placements sont fiscalisés (sur la même base que les revenus d’activités), pourtant, même après imposition, ils restent plus intéressants que l’investissement à court terme sur un livret A rémunéré à 0.75%.

L’assurance-vie: une niche fiscale à ne pas négliger

A la différence du livret A, il est possible d’avoir plusieurs contrat d’assurance sur la vie. Ce placement est une réelle aubaine pour les investisseurs qui souhaite continuer à « Épargner Gagnant » et ceci malgré la baisse de la rémunération des investissements financiers. Le rendement des contrats d’assurance vie est bien supérieur à ce que proposent les livrets bancaires.

Dans ce sens, le taux de rémunération moyen des capitaux placés en fonds Euros (le support sécuritaire) est de 2.5% en 2014. On est bien loin des 0.75% servis par le livret A. D’autant que l’assurance vie est un placement flexible. On peut améliorer le rendement de son contrat en intégrant des unités de compte (fonds d’investissement sur les marchés financiers).

Enfin, la disponibilité restant la priorité de beaucoup d’épargnants, sachez que c’est le cas pour les détenteurs d’un contrat de plus de 8 ans. En effet, dans ce cas, les rachats (retraits effectués sur le contrat) sont totalement exonérés d’imposition (pour un montant maximum d’intérêt de 4200 euros pour un célibataire et 9200 euros pour un couple).

Projets : les opportunités du PEL à moyen terme

Le Plan d’Epargne Logement (P.E.L) est, depuis sa création en 1969, un placement aussi très apprécié des français. Il permet de préparer un projet immobilier en formant un apport personnel qui sera compléter par un prêt immobilier. Effectivement, le P.E.L est une enveloppe bloquée qui se constitue progressivement pendant une durée minimum de 24 mois et maximum de 12 ans. Ce plan d’épargne est soumis à une condition d’alimentation.

Chaque mois, il est nécessaire de l’abonder de 45 euros au moins. Le taux de rémunération de cette épargne est aujourd’hui de 2% (ce dernier ayant baissé en février 2015). Néanmoins, et contrairement au livret A, la rémunération des anciens PEL ne change pas. C’est pourquoi le taux qui s’applique lors de l’ouverture est figé jusqu’à la clôture du placement.

Les intérêts acquis étant totalement défiscalisés, c’est donc le placement idéal pour élaborer un projet à moyen terme (de 2 à 8 ans).

Le recours à l’emprunt pour les investissements du foyer

Les taux d’intérêts auxquels les banques prêtent de l’argent sont de la même manière historiquement bas. Si ce contexte économique a tendance à décourager l’épargne de précaution (trop mal gratifiée), il a le mérite d’encourager l’usage du crédit à la consommation.

Par conséquent, le coût de financement des projets par emprunt  est révisé à la baisse. C’est donc le moment de solliciter un crédit en cas de capacité d’endettement. Pour les ménages dont la charge d’endettement est déjà lourde, c’est le moment de revoir le coût total des échéances d’emprunts. Le rachat de crédit consommation, vous donne la possibilité de profiter de cette conjoncture sans coût immédiat.

Livret A bébé à éviter pour préparer son avenir

Il est de coutume d’ouvrir un livret A bébé à la naissance d’un enfant. Les établissements bancaires le conseillent rapidement. Ce placement est la plupart du temps dédié au financement des études, au passage du permis de conduire ou à l’achat d’un véhicule à la majorité. Par nature, ce sont des projets à long terme. Compte tenu de la faible rémunération des fonds placés sur un livret A, il faut privilégier d’autres types de supports. Par exemple, l’ouverture d’un contrat d’assurance vie au nom de l’enfant comporte plus d’avantages. Il sécurise les étrennes de l’enfant en le couvrant de l’inflation.

En bref, les français ont toutes les raisons de bouder le livret A. D’autres solutions d’investissement s’offrent à eux avec une rémunération plus intéressante de leurs avoirs. Cependant, il ne faut pas oublier que les fonds placés sur ce support sont consacrés au financement des logements sociaux, un enjeu crucial dans notre société. Le gouvernement a donc tout intérêt à entretenir l’attachement des épargnants au livret A.

Article publié par le , dans Epargne.

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